S Sisyphe (n.p. masculin: on dit UN sisyphe).
Sisyphe était un sacré filou, mais pas finaud-finaud. En plus, ce pleutre avait une peur bleue de la mort, raison pour laquelle il se refusait entre autres à rire. Pas le désopilant
convive donc, non plus.
En vrai fourneau qu'il était, il s'arrangea pour mettre la Mort aux fers. Zeus sais pas si c'était la meilleure idée qu'il pouvait avoir, vu que Jupiter, lui, du coup, a pris le Mors aux
dents et l'a envoyé jouer au bowling au pied d'un toboggan dans son atroce atrium. Pas ad patres donc, ok, mais expatrié apatride. Ca au moins c'est de l'humour. Ca ne fait que
d'avantage ancrer le caractère atrabilaire du puni, dont j'ignore s'il était punique, mais qui n'en tire que plus lamentablement la gueule sur la photo.
Il a tout du bousier, question bonne bille folâtre -mis à part que ce dernier, pas si bête, exerce sa brave activité sur terrain plat préférentiellement.
Sisyphe, lui, n'a pas choisi son châtiment. On voit bien qu'il n'était pas destiné, de toutes façons, au plus franc succès dans cette discipline. Pas la bête à concours,
pour le moins. On pourrait même dire qu'il s'y prend comme un vrai brêlon au lancer -on peut s'étonner de ce qu'il ne se soit pas encore ramassé sa boule sur l'occiput... Ceux qui
peuvent voir la photo sous un angle opposé peuvent cependant constater qu'il y a déjà laissé une burne, et que celle qui lui reste n'en mène pas large. D'autant que la pratique assidue et
constante lui a quand même modelé un petit cul avantageux.
Pour autant, il serait mal venu de confondre la burne qui n'a pas chaud avec le Burkina Faso:
-alors que le second est en expansion régulière et constante, la première se ratatine,
-le second est noir, la première bleuâtre,
-même si la coiffure "à l'afro" semble a priori commune aux deux, le Burkina n'arbore pas un vermicelle de contrebande au milieu de la faso,
-enfin, on dit "LE burkina faso", mais "l'avantage DES sisyphes".
Une douteuse "théorie solaire" voit dans notre ami Sisyphe-le-Boubou le symbole de l'Astre qui s'élève chaque jour pour replonger le soir sous l'horizon. A reculons,
alors..? y retourne à l'est tous les soirs..?! Plus abruti que Soljenitsine, et c'est pas peu dire.
Il pourrait s'agir aussi d'"une métaphore de la vie elle-même où cette punition signifiait qu'il n'y avait de châtiment plus terrible que le travail inutile et vain". Je ne
trancherai pas: je ne fais ma vaisselle qu'une fois par semaine, et le ménage à Pâques, voire à la mi-carême. Mais je défends et illustre l'idée qu'il n'y PAS de sot métier, ainsi moi, un de ces
jours j'écrirai des histoires.